La géopolitique de 2022 – Partie 2

La géopolitique en 2022

Comment ces pays vont-ils changer la géopolitique et l’économie du monde en 2023 et après cette date?

Il me semble évident que cette guerre entre la Russie et l’Ukraine en 2022 ait eu des conséquences importantes pour l’Union européenne et les États-Unis. L’idée d’autonomie stratégique européenne est décrite comme étant morte, car les pays européens sont de plus en plus dépendants de l’aide militaire des États-Unis pour se protéger des menaces russe et chinoise.

En conséquence, il existe une augmentation des dépenses militaires et de l’achat d’armes aux États-Unis, ainsi qu’une augmentation du prix de l’énergie achetée aux États-Unis et à d’autres pays par les industriels européens.

L’Allemagne par exemple doit à mon sens réinventer son modèle économique, car elle ne peut plus acheter de l’énergie

bon marché en Russie et encore moins avec la crise actuelle. Les États-Unis quant à eux sont décrits jusqu’à présent comme les vainqueurs de cette guerre, mais on verra par la suite que cela ne sera pas vraiment le cas après 2023.

Cette guerre doit être condamnée et les erreurs commises à l’égard de la Russie et de l’Ukraine doivent être réfléchies.

La Suède et la Finlande cherchent également une protection accrue des États-Unis face à la menace russe en souhaitant intégrer l’OTAN.

En outre, la Chine et Taïwan sont dans une situation similaire à celle de la Russie et de l’Ukraine, avec la possibilité que la Chine utilise la force pour annexer Taïwan.

Cependant, la Chine a beaucoup d’intérêts économiques à Taïwan mais aussi aux États-Unis et n’aurait donc pas intérêt à agir par la force. De plus, les États-Unis ont déclaré qu’ils protégeraient Taïwan en cas d’agression de la Chine, contrairement à ce qu’ils avaient fait pour l’Ukraine. De plus la Chine est actuellement confrontée à une contestation de sa population en raison des restrictions liées à la pandémie de COVID-19.

Des contestations naissent également en Iran, risquent de déstabiliser le pays en 2023 et semblent s’intensifier mais réprimées de manière de plus en plus violente pour éviter un nouveau printemps arabe.

Malgré cette répression, les contestataires continuent grâce aux réseaux sociaux sans aucun leader clair, cela pourrait amener l’Iran à rester très prudent et il n’hésiterait pas à utiliser la force contre les manifestants. Au niveau international, l’Iran devrait être amené à faire une guerre dans les deux années à venir, car, du point de vue de l’Iran, derrière ces manifestations une implication des états-unis reste fort probable.

En parallèle, en Afrique, la guerre a eu pour effet indirect la relance de la prolifération nucléaire, et le recul de la démocratie, avec une trêve fragile en Éthiopie et le redémarrage du conflit dans le Kivu en RDC. J’aimerais souligner que le conflit en RDC, riche en matières premières, est un peu oublié et moins souvent discuté.

En ce qui concerne le Rwanda, ce dernier est accusé d’aider directement le M23 dans sa lutte pour le contrôle de ces matières premières.

Le M23 est un groupe rebelle qui a opéré dans la région orientale de la République démocratique du Congo (RDC) entre 2012 et 2013. Les membres du M23 étaient principalement des militaires déserteurs de l’armée congolaise qui se sont rebellés contre le gouvernement de Kinshasa, affirmant que l’État n’avait pas tenu ses promesses de réintégration après la fin de la précédente guerre civile dans la région.

Le M23 a rapidement pris le contrôle de plusieurs villes importantes dans l’est de la RDC, y compris la ville de Goma, et a menacé de renverser le gouvernement congolais. La communauté internationale, y compris les Nations unies et l’Union africaine, a condamné les actions du M23 et a appelé à un règlement pacifique du conflit.

En novembre 2013, le M23 a commencé à se dissoudre après une intervention militaire de l’Armée de défense nationale du Rwanda, soutenue par les forces de l’ONU, qui a repoussé le groupe rebelle de ses positions.

Le M23 a finalement déposé les armes en décembre 2013 et

beaucoup de ses membres ont été capturés ou ont fui vers d’autres pays voisins.

Le M23 a été largement critiqué pour les violations graves des droits de l’homme commises par ses membres, notamment les enlèvements, les meurtres, les viols et les répressions de la population civile.

La crise dans l’est de la RDC est l’un des conflits les plus sanglants en Afrique, avec des millions de personnes ayant été déplacées et tuées au fil des ans.

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